le 4 et 5 mai 2013 
Sur une proposition de Sergio Verastegui
C’est un espace chargé. Chargé de l’intérieur. Un et plusieurs monuments invisibles hantent le lieu. Des monuments
comme des moments. Ce n’est pas la peine de rajouter beaucoup plus ou de chercher à occuper une place ici, ce serait inutile.
Le point de départ est une réflexion sur l’espace où nous nous retrouvons. Ce n’est pas un espace quelconque. Cette architecture vide contient le fantôme d’une présence. Une présence fugitive, comme la notre ici. Plusieurs temporalités se superposent. Les traces, le travail vécu, dans les murs, sols, fenêtres, poussières et restes de marbre. Une étrange forme d’archéologie se met en place. Un espace pour des images qui habitent l’imaginaire. Ces présences fantomatiques, que l’on ne saurait pas localiser. Des ruines potentielles. Des choses qui sont là sans être là. Notre présence, qui essaye de prendre en considération tout cela, se confronte avec ce vide. Un vide qui aujourd’hui doit être compris différemment. C’est pour ces raisons que les gestes, les oeuvres d’art proposés ici se matérialisent avec discrétion, comme si nous faisions attention à ne pas casser l’équilibre fragile de ces absences. Ainsi, dans les contours du vide, jouant le jeu de l’équilibriste sur la corde. Corps hésitants qui font vibrer les frontières. En réalité il s’agit de fausses présences. Elles sont là mais c’est comme si elles provenaient d’une autre dimension.

Un espace

Rassemblé par l’envie commune de se confronter autour d’un thème fédérateur, le collectif explore avec différents regards l’espace urbain autour de Paris. Quatre photographes étrangers, quatre démarches autour d’un seul thème: la périphérie. Daniele Delaini raconte le rapport aveugle entre individu et ville; Camilla Pongiglione se concentre sur des lieux suspendus, comme des entractes vidés de toute action; Giovanni Nardelli amène une réflexion sur la recherche de liberté qui l’individu revendique face à la « société de l’instant » ; Alejandro Erbetta place ses images sur une frontière d’ambiguïté, toujours entre réalité et fiction.

http://www.moisdelaphoto-off.org/2012/artistes/131/peripherique-photo
https://www.facebook.com/pages/Peripherique-Photo/83217837481

 

Le mois de la photographie